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Une approche de la santé pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens en Asie du Sud-Est

La résistance aux antimicrobiens (RAM) est devenue un problème politique, social et économique majeur de notre temps sildenafil-citrate-online.biz. L’efficacité des antimicrobiens diminue rapidement, parallèlement à l’émergence de bactéries pan-résistantes et à la dissémination incontrôlée de gènes résistants aux antibiotiques dans des environnements non cliniques. Les projections suggèrent que d’ici 2050, plus de personnes mourront d’infections bactériennes que de cancer.1

La 71e session de l’Assemblée générale des Nations Unies a identifié la résistance aux antimicrobiens comme une préoccupation mondiale dominante en matière de santé, ce qui la place en tête des priorités des décideurs nationaux, des organisations internationales et des institutions financières des pays développés et en développement2.

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Cette collection spéciale du BMJ souligne la situation critique de la RAM en Asie du Sud-Est. La région OMS de l’Asie du Sud-Est (SEAR: Bangladesh, Bhoutan, République démocratique populaire de Corée, Inde, Indonésie, Maldives, Myanmar, Népal, Sri Lanka Thaïlande, Timor Leste) comprend des pays à revenu faible et intermédiaire. 1,8 milliard de personnes. Une évaluation qualitative des risques dans cette collection montre que la région est potentiellement la plus exposée au risque d’émergence et de propagation de la résistance aux antimicrobiens4.

Bien que la région ait enregistré des progrès sociaux et économiques constants, une grande partie de la population continue de vivre dans la pauvreté. Un logement et un assainissement inadéquats accélèrent la propagation de pathogènes et de gènes résistants d’une personne à l’autre et dans l’environnement. Les programmes d’intendance des antibiotiques restent également sous-développés. L’utilisation intensive d’antibiotiques dans les hôpitaux et la transmission de pathogènes résistants entre les patients et les agents de santé accélèrent la propagation de la résistance. Le suivi à l’échelle du système des mesures telles que la prévention et le contrôle des infections et la sensibilisation des travailleurs de la santé fait défaut. La réglementation de la production et de la vente des antibiotiques est faible. Les antibiotiques sont facilement disponibles sans ordonnance dans de nombreux pays de la région, ce qui entraîne une utilisation sans discernement. La dissémination d’antibiotiques contrefaits ou de qualité inférieure par des producteurs sans scrupules en l’absence d’une réglementation pharmaceutique et d’une application de la loi crédibles contribue également à accroître la résistance. La recherche et le développement de nouveaux antimicrobiens sont inadéquats. Il est nécessaire d’établir de nouveaux traitements tout en préservant l’efficacité des traitements existants. De plus, une diffusion généralisée de bactéries et de gènes résistants se produit dans l’environnement et les systèmes alimentaires. La contamination coliforme de l’eau courante en Asie est parmi les plus élevées au monde, avec des gènes résistants aux antibiotiques enregistrés dans les systèmes d’approvisionnement en eau potable dans plusieurs pays de la région. L’utilisation aveugle des antibiotiques dans le bétail et l’aquaculture pour le traitement et la promotion de la croissance a accéléré l’émergence et la propagation des agents pathogènes résistants aux antibiotiques d’origine alimentaire. Le problème a pris de l’importance dans le programme de politique de la santé au cours des dernières années. En 2011, les ministres de la santé de la région de l’Asie du Sud-Est ont adopté la Déclaration de Jaipur sur la résistance antimicrobienne, qui appelle à une action globale contre l’utilisation irrationnelle des antibiotiques5. engagement politique et coordination multisectorielle pour faire face à la résistance aux antimicrobiens.6 Plus récemment, la déclaration de Berlin des ministres de la santé du G20 en mai 2017 a reconnu la menace croissante de la résistance aux antimicrobiens et mis en évidence diverses mesures pour y remédier.7 Les États membres de la région se sont engagés à élaborer des plans d’action nationaux pour lutter contre la résistance aux antimicrobiens, conformément à l’approche One Health, avec des interventions axées sur l’agriculture, l’élevage et la santé humaine.8

Comme le montrent ces initiatives, la résistance aux antimicrobiens est maintenant considérée comme un danger clair et présent pour la santé, le développement et la prospérité dans la région. Dans cette collection d’articles, nous examinons en profondeur les récentes initiatives contre la résistance aux antimicrobiens dans trois des pays de la région, à savoir l’Inde, l’Indonésie et la Thaïlande. Nous examinons également la situation générale concernant les progrès réalisés dans les plans d’action nationaux, la surveillance, la prévention et le contrôle des infections et la propagation de gènes résistants aux antibiotiques dans l’environnement. La collection met également en évidence les priorités d’action, y compris la mise en œuvre réussie de l’approche «Une seule santé» et un système de surveillance renforcé. Beaucoup dépend d’un investissement adéquat dans les plans d’action nationaux. Le Bureau régional de l’OMS pour l’Asie du Sud-Est s’est engagé à faire en sorte que les plans d’action nationaux soient pleinement mis en œuvre dans la région et que le respect du plan d’action mondial soit atteint. Les plans d’action nationaux fourniront un cadre d’action nécessaire et devront être soutenus par une bonne gouvernance, une collaboration multisectorielle et un suivi continu. Avec les plans d’action nationaux comme références nationales, les années à venir seront déterminantes pour soutenir la prise de conscience en actions et en L’AMR en tête de l’agenda régional.

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